Musique cool de d’autres pays, Partie 1

Je suis un mélomane invétéré, avec la collection de CDs pour le prouver. Si vous me faites découvrir de nouveaux sons, vous aurez une place dans mon coeur pour le reste de mes jours.

Une des nombreuses choses cool pour ce qui est de vivre à l’étranger et voyager pas mal est l’inévitable découverte de musique exotique. Que ce soit dans un autobus au Kenya, dans un parc au Kazakhstan, dans un centre d’achats en Thaïlande ou dans un bar au Mexique, t’es sûr d’entendre de quoi qui a jamais joué à Radio Énergie ou Musique Plus. Des fois c’est pas nécessairement “bon”, ou ça peut même être atroce, mais avec le temps certaines perles surgissent et vlam, tu te ramasses avec un lecteur mp3 plein de musique bizarre, et la tête pleine de sonorités des quatre coins du monde.

Voici donc une liste de 8 tounes que j’aime bien, de styles différents, que j’ai accumulées au fil des six dernières années. Pour votre bon plaisir aural (à ne pas confondre avec plaisir oral).

Wilbur Pan & Angela Chang – 快乐崇拜 (Taiwan – 2004)

Quessé ça: J’hésitais à mettre celle-là en premier, mais autant y aller d’une confession drette au début: je suis une grosse tapette. Bien que ma palette musicale soit composée en plus grande partie de metal extrême et de hip-hop old-school, je suis un grand fan de pop asiatique. Bon c’est fait. Riez de moi autant que vous voulez, ma tête est haute, mon chest bien bombé, et vos railleries me roulent sur le dos telle la pluie sur un canard.

Pourquoi: Cette toune-là a toute: un rythme impossiblement catchy, des Chinoises qui dansent mal, le flow rapide de Wilbur Pan (lol Wilbur), plein d’anglais superflu, un refrain entraînant avec un duo de voix masculines et féminines, et un vidéoclip avec des robots.

Comment: Si je la mets en premier, outre la confession ci-haut, c’est parce que c’est une des premières chansons je me souviens d’avoir entendu quand je suis venu en Chine en 2008. Chaque fois je l’entends, je ne peux que sourire en pensant à ces jours insouciants.

Buffalo Grillz – Forrest Grind (Italie, 2012) 

Quessé ça: Dans un registre diamétralement différent, allons voir ce dont le groupe de grindcore romain Buffalo Grillz est capable.

Pourquoi: C’est pas leur meilleure pièce, mais reste qu’elle est excellente. Et même si elle est pas nécessairement exotique ou “italienne” (autre que le petit sample “corri, Forrest, corri!” au début, qui se passe de traduction), elle montre que oui, il y a de la musique ultra-violente qui sort de ce pays plutôt connu pour ses chars chers et sa pizza.

Comment: Ils jouaient à genre 15h sur le stage du festival Obscene Extreme en République Tchèque, devant 50 personnes dont moé. Ils m’ont tellement rincé les oreilles que j’ai pas eu le choix de me procurer leur CD et un t-shirt (leur logo avec une grosse tête de vache, que comme un cave je portais dans un temple hindou en Indonésie un mois plus tard… oups).

Nine Treasures 九宝 – L’ensemble de leur ouvre (Chine, 2010-aujourd’hui)

Quessé ça: Restons dans le merveilleux monde du métal, quoiqu’on va descendre le niveau de violence de quelques coches. Le groupe Nine Treasures joue du folk-metal mongol. Je répète: DU FOLK-METAL MONGOL. Je connais pas beaucoup de fans de metal qui seraient pas intrigués en entendant ça.

Pourquoi: Outre le trio guit-bass-drum, ils ont un espèce de violon et un balalaïka sur le stage, et chantent des tounes qui parlent de chevauchées dans les vastes plaines. Que vouloir de plus?!?! Ils rockent en ti-Jésus, et ont représenté la Chine au Wacken 2013, le plus gros festival de pouèls au monde. Ils sont ethniquement mongols, de la Mongolie Intérieure (région du nord de la Chine), alors dans le vidéo, ils chantent exclusivement en mongol, et s’adressent à la crowd en mandarin. Puisque toutes leurs tounes sont merveilleuses, et que leur show live est excellent, je me suis dit que je mettrais ce vidéo au lieu de juste une seule toune. Et on y voit plusieurs séquences bizarres de headbanging en ligne, que les Chinois aiment bien.

Comment: Ils sont venus dans ma ville l’an dernier au cours de leur tournée chinoise, et c’était honnêtement un de mes top 10 de shows à vie, et j’ai vu des centaines et des centaines de bands à Montréal, Québec, Gatineau ou ailleurs. Tout était parfait: mes deux comparses québécois et moi-même on a mangé une colossale quantité de viande, on s’est saoulé la face au baijiu (56% alcool) et au vin de trois pénis, et quand le show a commencé on était tous à l’optimal niveau d’ébriété. Et le show même, qu’en dire? J’avais téléchargé leur premier album au complet et le connaissais par coeur, j’ai pas arrêté d’headbanger, mosher, danser, et sauter partout.

Bobi Wine feat. Navio – Badman From Kamwokya (Ouganda, 2008)

Quessé ça: Transportons-nous vers l’Afrique de l’Est, et laissons-nous bercer par le dancehall/reggae de Robert Kyagulyani, AKA Bobi Wine, AKA The Ghetto President.

Pourquoi: Je pense pas acheter de ses CDs demain ou n’importe quand, à cause des opinions arriérées de Monsieur Wine au sujet de nos amis les gays (l’Ouganda en général fait salement dur en la matière, allez voir sur Google pour vous en convaincre), mais reste que ses tracks sont bonnes en crisse, et je peux les écouter en boucle. Ce que je fais pas trop souvent, pour pas me donner une sérieuse rechute de nostalgie africaine.

Comment: J’ai resté quelques jours dans le “quartier populaire” de Kamwokya (prononcé Kamwotchia), un peu en bordure de Kampala, chez un natif du coin que j’ai recontré via CouchSurfing. Outre le gros fun noir (scusez-la) que j’ai eu avec sa gang de party-lovers, j’ai pu apprendre au sujet de l’existence des gens dans cette classe économique, leur rythme de vie, et l’importance du bro-time. Et bien sûr, j’écoutais énormément de musique de ce genre, dans la rue, dans les tavernes, dans les matatus (les minivans qui leurs servent de bus).

Frekans – Sitcom (Turquie, 2007)

Quessé ça: Une track hybride hip-hop/musique turque par un artiste nommé Frekans.

Pourquoi: Pourquoi pas?! Cette toune est superbe. La Turquie est un de ces pays un peu comme le Mexique où 95% de la musique que tu entends est bonne, variée, exotique et catchy. À mon humble avis, bien sûr, le seul qui importe ici vu que c’est MON blogue, baon.

Comment: J’étais dans un parc à Izmir, en train de pas crisser grand chose, quand tout à coup deux jeunes Turcs ont étendu leur couverture de laine pas loin d’où j’étais, et ont commencé à faire jouer de la musique de leur laptop. En temps normal, je déteste les gens qui font ça en public, mais vu qu’ils faisaient pas jouer du fake rap moderne ou du techno dégueulasse, mais bien des gros beats turcs, non seulement je leur ai pardonné, mais je voulais copier de leurs tounes. Comme tout le monde ou presque là-bas, ils parlaient pas anglais, mais je leur ai sorti une clé USB et ils ont compris, ce qui fait qu’à ce jour j’ai genre 4 GB d’excellente musique de ce coin. Teshekür ederim, les gars!

Divlje Jagode – Motori (Yougoslavie, 1981)

Quessé ça: Déplaçons-nous de quelques pays vers l’ouest, sortons nos vestes à patches, spraynettons nos cheveux, et headbangons aux gros riffs du légendaire groupe de cock-rock bosniaque.

Pourquoi: Cette toune me donne le goût de m’acheter une Harley et de prendre la grand route. Ça, ou juste caler beaucoup, beaucoup de bière.

Comment: Vous avez pas vécu tant que vous avez pas été dans un bar plein de Slovènes saouls qui chantent ce refrain à tue-tête en brandissant leur poing dans les airs. OK peut-être que j’exagère, mais moi c’est comme ça que j’ai connu cette toune, et je vois pas comment ça aurait pu être mieux.

Thaitanium – Yuk Lai (Thaïlande, 2004)

Quessé ça: Une des meilleures tracks du trio hip-hop basé à Bangkok et NYC, qui roule depuis presque 15 ans.

Pourquoi: Thaitanium rock ma face, et c’est quand la dernière fois que vous avez entendu du rap en thaï?! Pis en plus vous avez les sous-titres, si vous voulez chanter du karaoké dans votre salon!

Comment: J’ai eu la chance de voir Thaitay deux fois en show, incluant le gros party gratuit du Nouvel An 2009 à Chiang Rai. Il y avait du monde à perte de vue, et aucun autre Blanc, malgré le fait que C-Rai reçoit des tonnes de touristes. Une des nombreuses preuves que les blanchâtres en Thaïlandes sont lame en ciboire.

Dress Code – Персона VIP (Ukraine, 2009)

Quessé ça: On a commencé cette liste avec un plaisir coupable, autant finir avec un autre. Persona VIP est un condensé de kétainerie post-moderne, de totons refaits chirurgicalement, d’autotune,  et de pur gangsta attitude que tu vas soit haïr ou adorer.

Pourquoi: Parce que c’est la meilleure toune de l’histoire de l’humanité. Leur autre toune Знаешь кто мой папа (Sais-Tu Qui Est Mon Pôpa?) arrive deuxième au palmarès.

Comment: Je sais pas trop où et quand j’étais quand j’ai entendu cette toune, ce qui est étonnant considérant comment un coup de foudre ce fut. Et ils semblent pas être très connus en Russie et en Ukraine, puisque presque tous mes amis, connaissances et contacts russophones avaient aucune idée de ce dont je parlais avant de leur montrer le clip, et refusent de m’adresser la parole depuis.

***

Voilà, c’est tout pour tu-suite. Quoi?! Pas de musique latine? Pas de vieille shit des années 60? Pas de Do Jaja, par Trik FX? Les nerfs, les nerfs, c’est juste la première partie sti.

Bonne année 2015!!!

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